Date
October 2016
Type
ConférenceContexte
Conférence donnée à la journée d’étude « Cinéma-Design, pour une convergence disciplinaire du cinéma et du design », université Toulouse – Jean Jaurès
Résumé
Il est couramment admis que les films de science-fiction, censés incarner l’imaginaire du futur, multipliraient les stéréotypes d’objets (espaces domestiques, véhicules, choix typographiques, etc.). Ce constat, qui reste à interroger, fait dire au chercheur Nicolas Nova qu’il existerait ainsi une « panne des imaginaires ». Alors qu’il est fréquemment demandé au design d’« innover », nous nous demanderons en quoi certaines séries récentes (Silicon Valley, Mr. Robot, Black Mirror) permettraient de contester cette injonction. Pour cela, nous étudierons également des productions relevant des champs du design fiction (Bruce Sterling), du design critique (Dunne & Raby) et de leur réception française (Jehanne Dautrey et Emanuele Quinz, N O R M A L S). Il s’agira d’analyser en quoi ces croisements recoupent des critiques politiques et sociales adressées aux nouvelles technologies (Bernard Stiegler, Evgeny Morozov). Entre les extrême dystopiques (films catastrophe) et utopiques (d’un monde sauvé par la science), qu’est-ce que la science-fiction nous dit du design ? Comment le design pourrait-il à la fois renouveler les imaginaires et agir dans un monde « réel » (Victor Papanek) ?
Notions
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Objets mentionnés
Date
May 2018
Type
ConférenceContexte
Intervention au séminaire U+ / Plurality University, séance 2, « Y a-t-il une panne des imaginaires du futur ? », Paris, Cnam, 22 mai 2018.
Résumé
Selon Nicolas Nova, l’industrie cinématographique de la science-fiction multiplirait les stéréotypes d’objets (espaces domestiques, véhicules, choix typographiques, etc.) et entraînerait une « panne des imaginaires ». Après avoir examiné une série de contre-arguments permettant de resituer le rôle de la science-fiction quant à la mise en récits du futur, nous nous demanderons quelle place peut jouer la fiction dans des démarches de design. Faut-il séparer les « fictions de clôture » des « fictions potentielles » (Camille de Toledo) ? Qui parle derrière ces récits ? Le design est-il soluble dans la fiction ? Après avoir séparé les registres esthétiques et discursifs, nous proposons une compréhension du design au fait de la « pluralité » humaine (Hannah Arendt).
Notions
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Objets mentionnés
Date
December 2016
Type
ConférenceContexte
Dans le cadre de la publication du vingt-deuxième numéro de Graphisme en France, le Centre national des arts plastiques (Cnap) a organisé, le 8 décembre 2016, une journée de présentation de l’actualité de la recherche en design graphique et en typographie. Cette rencontre a réuni ceux qui, par leurs recherches, contribuent aux questionnements liés à cette discipline
Résumé
Portrait vidéo Crédits Participants à la journée d’étude : Éric Aubert, Jean-Marie Courant, Jil Daniel, Charles Gautier, Clémence Imbert, Sarah Kremer, Anthony Masure, Paule Palacio-Dalens, Éloïsa Perez, Anne-Lyse Renon. Organisation : Véronique Marrier et Marc Sanchez (Cnap), assistés de Anne-Claire Deleau (Cnap) Réalisation : Saskia Gruyaert Résumé de mon parcours de recherche Mes travaux de recherche se situent à la croisée du design, du numérique et de la production de connaissances : Design et études logicielles (software studies) Ma thèse de doctorat (2014) s’intéresse à la notion de « programme », en étudiant ce qui, sous ce terme, peut échapper au prévisible. Alors que toutes les activités humaines sont progressivement affectées par des programmes parfois menaçants et étouffants, sous quelles conditions le design peut-il faire que les objets techniques deviennent des « appareils » ouverts sur des perspectives émancipatrices d’inventivité individuelle et collective ? La méthode d’écriture de cette thèse confronte, au sein d’une lecture non linéaire, cinq moments de l’histoire du numérique (depuis Vannevar Bush en 1945 jusqu’aux usages contemporains du site web GitHub) à quatre formulations conceptuelles issues d’un corpus philosophique (Jacques Derrida, Hannah Arendt, Walter Benjamin, etc.). Formes et ouvertures de la recherche en design Placée sous licence libre creatice commons afin d’encourager le partage des connaissances, mon travail de recherche doctoral a fait l’objet d’un travail de design dans sa forme même : dans la maquette de la version imprimée, mais surtout dans la réalisation d’un site Web dédié, adaptable à différentes résolutions d’écran, et permettant de lire la thèse en ligne dans son intégralité. J’ai prolongé cet intérêt pour les modes de publication et de valorisation de la recherche en cofondant deux revues scientifiques (Réel-Virtuel et Back Office), dont les interfaces de lecture sont en soi un travail de recherche. Design et humanités numériques Parallèlement à mes enseignements en design graphique, j’ai été impliqué, en tant que designer d’interfaces, sur un projet d’humanités numériques (Collecta.fr) visant à produire une archive en ligne de la collection de l’antiquaire François-Roger de Gaignières (1642-1715). Ce travail a été mis en perspective dans la rédaction d’un essai, à paraître en 2017, intitulé Design et humanités numériques, qui examine les rapports entre design, recherche, et R&D. Afin de poursuivre l’examen des liens entre design, documentation et production des connaissances, j’ai rejoint un groupe de travail, fédéré par la chercheure Anne-Lyse Renon, qui a pour but de produire une rétrospective des travaux du cartographe Jacques Bertin et du « Laboratoire de graphique » qu’il a dirigé à l’EHESS (Paris) de 1954 à 2000. Archéologie du design graphique avec le numérique Un dernier axe de travail consiste à étudier des pratiques de design graphique concomitantes à l’émergence de l’informatique personnelle au début des années 1980, et de les mettre en relation avec des démarches de création contemporaines. Alors que le numérique n’a affaire qu’à des contenus calculés, comment le design graphique peut-il contribuer à rendre intelligibles des opérations techniques intangibles ? Cette recherche prend la forme d’enquête dans des sites d’archive situés à l’étranger, couplées à des entretiens avec des acteurs aux démarches plurielles.
Notions
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Date
January 2018
Type
ConférenceContexte
Introduction et organisation (avec Caroline Datchary) de la journée d’étude « Le travail au prisme du design et des sciences sociales. Enjeux et méthodes de leurs collaborations », université Toulouse – Jean Jaurès, LLA-CRÉATIS, master DTCT, LISST, ComuniTIC, labex SMS
Résumé
Graphisme : Anthony Masure Contexte de la journée d’étude Le travail connaît actuellement de profondes transformations, au niveau des espaces de travail mais aussi des équipements numériques. Pour penser ces bouleversements, le design et les sciences sociales possèdent des cadres analytiques et des outils méthodologiques pertinents, mais qui souvent coexistent séparément. Le design et les sciences sociales ont connu ces dix dernières années de nombreux changements structurels en termes d’enseignement et de recherche. Certains peuvent être tentés de faire du design une science, pour le légitimer en termes académiques. De leur côté, bon nombre de recherches en sciences sociales négligent encore le rôle des objets et de l’espace, et de ce fait du design, pour comprendre et analyser les activités sociales, ce qui constitue un angle mort pour le moins problématique. Si des récents rapprochements voient le jour, rares sont encore ceux qui travaillent à rapprocher ces deux champs dans leurs fondements méthodologiques voire de composer des méthodologies et synergies communes. Cette journée d’étude entend ainsi favoriser cette démarche à travers l’examen de travaux pédagogiques et professionnels associant design et sciences sociales. Programme 9h – Anthony Masure (MCF en design, UT2J / LLA-CRÉATIS) « Introduction » 9h30 – Caroline Datchary (sociologue, UT2J / LISST) « Le travail à l’épreuve du numérique » 10h30 – Séverine Marguin (sociologue, Humboldt University Berlin) & Friedrich Schmidgall (designer d’interactions, Humboldt University Berlin) « Les espaces des pratiques de recherche » 14h – Anne-Lyse Renon (membre associée LIAS / IMM, EHESS / CNRS) « Peut-on penser l’engagement ethnographique comme un studio de design ? » 15h – Hanika Perez (designer, enseignante ISDAT-Beaux-Arts) & Brice Genre (designer, MCF en design, UT2J / LLA-CRÉATIS) « Les méthodologies d’analyse en sociologie au sein des projets de design » Les vidéos des conférences sont consultables ici
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