Anthony Masure

chercheur en design

Notion :
« Design »

Conferences

Design du vivant et bioéthique : vers un intelligent design ?

Date

June 2019

Type

Conférence

Contexte

Communication dans le cadre de la journée d’étude « Health & Care Technologies », Costech et BMBI, Université de Technologie de Compiègne

Résumé

« Everything that has transpired has done so according to my design » [« Tout se passe à présent comme je l’avais prévu »], s’exclame l’empereur Palpatine, alias Dark Sidious, dans l’épisode VI de la saga Star Wars (1983). Partant de ce sens anglais du mot design – « ruse » ou « perfidie » –, le théoricien des médias Vilém Flusser en vient, au début des années 1990, à se demander si « l’industrie du design renferme une éthique ». Dès lors, comment comprendre certaines injonctions récentes du champ francophone, où le mot design est pourtant chargé d’autres traditions, à aller vers un design dit « éthique » (« Ethics by design ») ? À une époque où les « poussées techniques » (Pierre-Damien Huyghe) rendent possible le « design du vivant » par des procédés artificiels (bio-impression, biologie synthétique, CRISPR CAS9, etc.), qu’apporte une telle idée par rapport au fait que toute l’histoire du design, depuis les premières révolutions industrielles (William Morris), est traversée de tensions entre l’économie de marché et la recherche de dimensions échappant à la rentabilité et à l’utilité (Victor Papanek) ? Ne risque-t-on pas alors – lost in translation – de limiter le « design du vivant » à une conception fermée : un intelligent design en place d’un design « non perfide » cherchant toujours sa place quant à la bioéthique ?

Vibrants, ressemblants, questionnants : humains (et designers) face à l’avènement des sexbots

Date

May 2019

Type

Conférence

Contexte

Communication avec Saul Pandelakis, cycle Computer Grrrls, week-end « Dea Ex-Machina », Paris, Gaîté Lyrique

Résumé

Cyborgs, sexbots et tulpas Conférence de Saul Pandelakis et Anthony Masure, conférence de Lauren Moffatt et projection du film This Country Is Lonely de Jaco Bouwer Computer Grrrls - Week-end_03 : Dea Ex-Machina Intelligence artificielle sans corps, poupées programmées et « tulpas », cette rencontre plonge dans les imaginaires de la technologie informatique, de Hollywood aux subcultures étranges d’Internet. Des femmes télécommandées du film Stepford Wives à l’intelligence sans corps de Her, les enseignants-chercheurs Saul Pandelakis et Anthony Masure explorent dans cette conférence illustrée le trope du sexbot. « Dès qu’un imaginaire de l’automate (matrice de l’androïde) émerge au XVIII-XIXe siècles, le corps mécanique autonome est perçu comme potentiellement dangereux en même temps que féminin. Deuxièmement, la technologie informatique est potentiellement féminisante en termes symboliques pour l’usager masculin, dans la mesure où le programme numérique s’inscrit dans un jeu de binarités entre mou et dur, entre software et hardware, relié à la binarité fondatrice et ordonnatrice des sexualités entre masculin et féminin. » « Fluide, imprévisible, le software appartient à un univers féminisant donc dangereux, menaçant pour l’usager masculin. Cependant, en même temps que les technologies molles du programme possèdent cette coloration féminine, les femmes, en tant que telles, sont paradoxalement exclues des imaginaires de la technologie informatique. » Dans le cadre de l’exposition Computer Grrrls Vingt-trois artistes et collectifs internationaux livrent un regard critique et incisif sur les technologies numériques. Elles revisitent l’histoire des femmes et des machines et esquissent des scénarios pour un futur plus inclusif.

Quand le design participe des humanités numériques

Date

May 2018

Type

Conférence

Contexte

Invitation par Sylvain Bourmeau à l’émission de radio La Suite dans les idées, France Culture. En compagnie du designer graphique Stéphane Buellet, cofondateur du studio Chelvalvert

Résumé

Écouter l’émission de radio Résumé de l’émission « Depuis quelques années, à la faveur de la grande mutation numérique, des chercheurs en sciences humaines et sociales et des designers ont pris l’habitude de travailler ensemble, ouvrant de nouveaux univers scientifiques et esthétiques. Et si la mutation numérique offrait l’occasion pour les sciences humaines et sociales, les sciences dites dures et l’art d’enfin se rencontrer. Non pas simplement pour échanger, confronter ou comparer des modes de connaissance différents mais bien plutôt, à la faveur de l’apparition de ce grand terrain de jeu qu’offre le numérique, de travailler ensemble, de produire ensemble – sans oublier de réfléchir ensemble. C’est cet enjeu majeur qui figure au cœur du stimulant essai d’Anthony Masure, Design et humanités numériques. Dans la seconde partie de l’émission, il sera rejoint par Stéphane Buellet, designer, cofondateur de l’agence Chevalvert. » Essai Design et humanités numériques, Paris, B42, collection « Esthétique des données », 2017

Design et récits du futur

Date

May 2018

Type

Conférence

Contexte

Intervention au séminaire U+ / Plurality University, séance 2, « Y a-t-il une panne des imaginaires du futur ? », Paris, Cnam, 22 mai 2018.

Résumé

Selon Nicolas Nova, l’industrie cinématographique de la science-fiction multiplirait les stéréotypes d’objets (espaces domestiques, véhicules, choix typographiques, etc.) et entraînerait une « panne des imaginaires ». Après avoir examiné une série de contre-arguments permettant de resituer le rôle de la science-fiction quant à la mise en récits du futur, nous nous demanderons quelle place peut jouer la fiction dans des démarches de design. Faut-il séparer les « fictions de clôture » des « fictions potentielles » (Camille de Toledo) ? Qui parle derrière ces récits ? Le design est-il soluble dans la fiction ? Après avoir séparé les registres esthétiques et discursifs, nous proposons une compréhension du design au fait de la « pluralité » humaine (Hannah Arendt).

Cinéma & Design

Date

April 2018

Type

Conférence

Contexte

Présentation du groupe de recherche CinéDesign à l’occasion de la table-ronde « Industry and Cinema », conférences Cumulus « To Get There: Designing Together », ÉSAA Duperré

Résumé

Industry and Cinema: what place for the creator in the organization of work? (Hierarchy, status, role of each member in the global chain). If we consider that the working world is an organization which requires skills and expertise in order to optimize creative, technical and economic performances, then it becomes interesting to question the human and structural issues implemented in this complex network. How does the creative act reveal itself, define itself and participate in a global process within an industrial chain, and more specifically in the world of film?

Notions

Personnes citées

Objets mentionnés

Sexbots : sexe, technologie, politique

Date

November 2017

Type

Conférence

Contexte

Communication avec Saul Pandelakis dans le cadre de la journée d’étude « Sex Plays : penser les objets du sexe du présent », université Toulouse – Jean Jaurès / Master DTCT

Résumé

Contexte de la journée d’étude En 2017 on estime à 13% le nombre de requêtes sur les moteurs de recherche qui s’inscrivent dans le registre de la pornographie. Ceci est même banal, tout comme le fait d’observer que « le sexe vend ». De nouveaux sextoys arrivent tous les mois sur le marché, tandis que de nouveaux discours s’élaborent autour des rencontres et des activités à caractère sexuel. Nous n’avons pas encore les moyens techniques de construire de parfaits sexbots (robots pour le sexe), mais nos fictions, de Ex Machina à Hot Bot, investissent pourtant frontalement le champ des interactions sexuelles humain-machine. De nombreux documentaires présentent par ailleurs les relations contradictoires qui animent la culture occidentale, entre le jeu de la satisfaction instantanée (avec Grinder, Tinder, et d’autres services du même acabit) et les schémas de l’addiction (dans Chem Sex, 2015). Le sexe est bien sûr aussi une question de pouvoir, et l’absence d’autonomie sexuelle constitue une privation de liberté et de droits. En France, il est toujours interdit aujourd’hui de recourir aux services d’un/e assistant/e sexuel/le dans les cas des personnes en situation de handicap, alors que la pratique est légale en Belgique, Suisse, Italie, etc. et même financée par l’État au Danemark. Le documentaire Yes We Fuck (2015) nous rappelle que le sexe n’est pas seulement une question de plaisir, mais bien d’agentivité — en tant que tel, il devrait constituer une part fondamentale de tout projet de justice sociale. Les débats actuels autour du sexe viennent aussi remuer notre compréhension des dichotomies de sexe / genre. Alors que les personnes trans, intersexe, queer, fluides se battent pour obtenir visibilité et respect, il semble que les productions du design, et plus particulièrement les sextoys, peuvent jouer un rôle décisif dans les stratégies politiques autour des identités personnelles et collectives.

Art, design : vers une ère post-numérique ?

Date

September 2017

Type

Conférence

Contexte

Participation à la table-ronde « Art, design : vers une ère post-numérique ? » dans le cadre du festival Scopitone, Nantes

Résumé

Modération – Claire Richard (journaliste) Intervenants – Samuel St-Aubin (artiste) – Anthony Masure (MCF Design, université Toulouse – Jean Jaurès) – Dominique Moulon (critique d’art et enseignant) Organisation – Stereolux / Labo Arts & Tech De gauche à droite : Samuel Augustin, Anthony Masure, Dominique Moulon, Claire Richard — Résumé graphique Prise de notes graphique : Thibéry Maillard / @entroispoints — Contexte Ce temps d’échange s’inscrit dans une réflexion dont l’objectif est de croiser les expériences, les approches et les points de vue de professionnels et d’experts du numérique – qu’ils soient artistes, chercheurs, critiques, journalistes ou ingénieurs. Il s‘agit de questionner les évolutions scientifiques, philosophiques et sociétales induites par le numérique et mises en exergue par le travail des artistes programmés à Scopitone. Cette table ronde s’intéresse au post-numérique – l’occasion de discuter des incidences de ce terme dans les champs de l’art et du design et, plus généralement, de ce qu’il implique en termes d’évolution sociétale, selon trois axes principaux et en croisant les regards d’artistes, de designers et de théoriciens : Quelles réalités le terme « post-numérique » recouvre-t-il vraiment ? S’il renvoie généralement à un moment où le numérique n’est plus considéré comme une simple technologie, mais bien comme une composante omniprésente de notre environnement et de nos vies, il peut également traduire la fin d’une certaine fascination exercée par le numérique. En devenant omniprésent, banal même, celui-ci perd son caractère « magique » et « nouveau », et cesse d’être perçu comme une fin en soi. Quelles sont les incidences du post-numérique dans le champ artistique ? Cette nouvelle ère est-elle celle de la remise en cause des arts numériques ? Peut-on identifier des différences et/ou des similitudes entre un art dit « numérique » et un art « post-numérique » ? Quel rapport l’art post-numérique entretient-il avec la technologie ? Quel rôle le design peut-il tenir dans une société post-numérique ? Quels sont les enjeux que soulève cette notion de « post-numérique » dans le champ du design ? Nos objets du quotidien intègrent de plus en plus fréquemment des éléments informatiques ; pour cette raison, leur fonctionnement, comme leurs interactions avec notre environnement peuvent devenir « opaques », et leur utilité poser question.

Les univers de la science-fiction

Date

January 2017

Type

Conférence

Contexte

Anthony Masure, « les univers de la science-fiction », invitation à l’émission de radio La Clique numérique, Marseille, Radio Grenouille

Résumé

Écouter l’émission de radio Télécharger en MP3 Résumé Les mois de janvier sont compliqués… La Clique commence donc son année en évoquant la science fiction car en 2017 il va nous en falloir de l’imagination pour dépasser nos hallucinations ! Avec comme invité Anthony Masure, agrégé d’arts appliqués, dont les recherches portent sur les implications sociales et politiques des technologies numériques. Animée par Céline Berthoumieux et Marylou Bonnaire Avec notre chroniqueur récurent Thomas Ricordeau, La première apparition physique du programmateur musical Fabrice Pompidou ! Et l’agenda culturel de Sophie-Charlotte Gautier ! Jodorowsky’s Dune

Panne des imaginaires ou design pour un monde réel ?

Date

October 2016

Type

Conférence

Contexte

Conférence donnée à la journée d’étude « Cinéma-Design, pour une convergence disciplinaire du cinéma et du design », université Toulouse – Jean Jaurès

Résumé

Il est couramment admis que les films de science-fiction, censés incarner l’imaginaire du futur, multipliraient les stéréotypes d’objets (espaces domestiques, véhicules, choix typographiques, etc.). Ce constat, qui reste à interroger, fait dire au chercheur Nicolas Nova qu’il existerait ainsi une « panne des imaginaires ». Alors qu’il est fréquemment demandé au design d’« innover », nous nous demanderons en quoi certaines séries récentes (Silicon Valley, Mr. Robot, Black Mirror) permettraient de contester cette injonction. Pour cela, nous étudierons également des productions relevant des champs du design fiction (Bruce Sterling), du design critique (Dunne & Raby) et de leur réception française (Jehanne Dautrey et Emanuele Quinz, N O R M A L S). Il s’agira d’analyser en quoi ces croisements recoupent des critiques politiques et sociales adressées aux nouvelles technologies (Bernard Stiegler, Evgeny Morozov). Entre les extrême dystopiques (films catastrophe) et utopiques (d’un monde sauvé par la science), qu’est-ce que la science-fiction nous dit du design ? Comment le design pourrait-il à la fois renouveler les imaginaires et agir dans un monde « réel » (Victor Papanek) ?

Machines désirantes : des sexbots aux OS amoureux

Date

October 2015

Type

Conférence

Contexte

Communication avec Saul Pandelakis dans le cadre du colloque scientifique « Formes contemporaines de l’imaginaire informatique », dir. Cédric Chauvin et Éric Villagordo, université Paul-Valéry, Montpellier

Résumé

Lessons

Workshop « Design & Justice »

Date

December 2016

Type

Cours

Contexte

« Design & Justice », workshop en Master 1 Design Transdisciplinaire, Cultures et Territoires, organisé par Anthony Masure et Raphaël Bastide du 2 au 9 décembre 2016 à l’université Toulouse – Jean Jaurès

Résumé

Workshop en Master 1 Design Transdisciplinaire, Cultures et Territoires, organisé par Anthony Masure et Raphaël Bastide du 2 au 9 décembre 2016 à l’université Toulouse – Jean Jaurès.