Date
juin 2023
Type
PublicationContexte
Anthony Masure, Aurélie Gfeller, « La HEAD décrypte le numérique », Go Out!, no 111, juin 2023, p. 43-45
Résumé
Le numérique est au coeur des entreprises et de notre quotidien. Il se met au service de tous les secteurs d’activités : la finance, l’industrie, les télécommunications, le commerce, la sécurité mais aussi l’aide à la personne, l’éducation, le sport, la musique, etc. Normal que les formations autour de ces fluctuations digitales fleurissent. Ainsi, dès le 10 juillet prochain, c’est la Haute école d’art et de design (HEAD) qui s’enrichit d’une nouvelle formation continue unique en son genre autour de la transition numérique sous forme de 8 modules courts en dialogue les uns avec les autres. De quoi booster sa carrière et sa créativité ! Tête-à-tête avec deux grands experts de la pédagogie et du numérique, et créateurs de ce nouveau cycle de formation : Aurélie Gfeller et Anthony Masure. Pourriez-vous nous parler de ce nouveau cycle de formation sur la transition numérique? Pourquoi ce nouveau cursus ? Anthony Masure (AM) – Avec les récentes vagues de transformations numériques, le monde a changé : on est passé de logiciels plus ou moins spécialisés à des environnements où il est de plus en plus difficile de s’orienter et pour lesquels on a plus que jamais besoin de repères. Les artistes et designers ont toujours été précurseurs des usages et détournements des technologies ; c’est pourquoi nous pensons que la HEAD – Genève a un rôle à jouer dans la compréhension des mutations contemporaines ! Aurélie Gfeller (AG) - Dans un monde où l’accélération des changements technologiques entraîne la disparition de certains métiers tout en en créant d’autres, les professionnels, qu’ils soient aguerris ou fraîchement diplômés, doivent constamment renouveler leur palette de connaissances et de compétences. Le temps leur manque cependant pour s’engager dans une formation de longue durée. Avec ces modules de 8 à 10 demi-journées, susceptibles de s’insérer à terme dans un CAS (Certicate of Advanced Studies), nous souhaitions proposer une formule aisément accessible, aussi bien en termes de coût (CHF 1’200.- par formation) que d’investissement personnel. Quelles sont vos fonctions respectives au sein de cette formation, et qu’est-ce qui vous a plus dans cette dernière ? AM - Je suis responsable de la recherche et professeur associé à la HEAD, avec un focus personnel sur le design et les technologies. Avec Aurélie Gfeller, nous sommes convaincus que le numérique offre un terrain de jeu à même d’intéresser un public élargi. Nous avons imaginé ce cycle de formations comme une initiation à un ensemble de champs qui sont en train de modifier de nombreuses professions. J’interviendrai également dans les modules « Web3 Basics » et « Web-to-Print », avec dans les deux cas une promesse de nouvelles expressions créatives et d’opportunités économiques. AEG - Je suis responsable des études et professeure associée à la HEAD – Genève. À ce titre, je coordonne nos 15 formations Bachelor et Master. À mon entrée en fonction en octobre 2021, il m’est d’emblée apparu évident que la HEAD – Genève avait une carte à jouer au niveau de la formation continue, destinée à des professionnels en emploi. Nos concours d’admission Bachelor et Master étant très sélectifs, la HEAD donne parfois l’impression d’être inaccessible. Nous souhaitions montrer que cette école genevoise, de renommée internationale, pourrait aussi s’ouvrir à un public plus large, basé essentiellement à Genève et en Suisse romande. À qui est-elle destinée ? AM - Nous avons pour ambition d’intéresser, via les moyens de l’art et du design, un public plus large que les métiers de la création, et qui puisse y trouver une voie d’accès ouverte et prospective. Toute personne concernée par l’avenir des métiers de la culture, au sens large, et ceux de la communication peut ainsi se sentir concernée. Qui sont les intervenants experts sur l’AI conviés à y participer ? AM - Ce module associe deux enseignants de la HEAD– Genève experts de ces technologies en plein essor : Etienne Mineur, designer d’interactions et cofondateur de l’entreprise Volumique, et Douglas Edric Stanley, artiste, designer, curateur, développeur et théoricien, qui tous deux travaillent sur ces enjeux depuis déjà plusieurs années. Ensemble, ils couvriront à la fois l’histoire culturelle des IA et aussi leur prise en main pratique, depuis des services grand public comme Chat GPT ou Midjourney jusqu’à des alternatives plus ouvertes. AEG - La thématique mais aussi la notoriété des intervenants ont d’emblée suscité un grand engouement. La session de l’été 2023 sur l’intelligence artificielle a été complète à peine ouverte. Nous prévoyons ainsi de proposer une nouvelle session avec les mêmes intervenants début 2024. Comment sont composés les 8 modules du programme? Y a-t-il des pré-requis à ces derniers ? AM - Chaque module dure de 4 à 5 jours et la plupart du temps aucun prérequis n’est exigé. Nous accordons une grande place à l’accessibilité des informations transmises, avec un soin particulier porté aux supports de cours et documents fournis, dont certains ont fait l’objet de recherches spécifique – comme pour le module sur la blockchain qui se base sur un guide visuel de ces technologies et qui a été inventé à la HEAD. Qu’y apprend t-on concrètement? Que peut-on attendre à la fin de cette formation ? AM - Des thématiques comme les intelligences artificielles, les environnements 3D, la blockchain ou le web-to-print sont autant de mutations profondes actuelles et potentielles des métiers de la culture. Avec ce cycle de formation continue, nous permettrons au public d’être acteur des transformations de sa profession plutôt que de subir des vagues d’innovation toujours plus rapides. AEG - Si l’on entre dans le détail de chaque formation, les participants à la formation « Modélisation d’expositions en 3D » (juillet 2023) – artistes, curateurs, scénographes, régisseurs, monteurs, responsables d’institutions, conservateurs ou encore commissaires d’exposition – apprendront à utiliser un programme (SketchUp) afin de traduire une idée dans un plan 3D ou de modéliser des oeuvres dans différents espaces. Ils deviendront dès lors capables de comprendre la plus-value et les limites de ces modes de représentation et de les utiliser de manière pertinente pour offrir au public une expérience convaincante. La formation « Web3 basics » (septembre-octobre 2023), quant à elle, prend du recul sur la mode des NFT et donne des clés de compréhension aux métiers de la culture pour fédérer de nouvelles communautés et des modèles économiques plus redistributifs.
Date
mai 2023
Type
PublicationContexte
Anthony Masure, Guillaume Helleu, « Les économies bricolées du Web3 », LSD, no 3, mai 2023, p. 72-83
Résumé
English version here. Apparus en 2017, les NFT (Non Fungible Tokens), à savoir des certificats numériques infalsifiables et décentralisés, ont été rendus célèbres pour leurs usages dans le monde de l’art. Si ces derniers occupent aujourd’hui le devant de la scène médiatique, ils ne représentent pourtant qu’une brique d’un mouvement technologique bien plus large, cristallisé sous le terme aux allures marketing de « Web3 » 1 Apparu avec Ethereum comme une réponse au Web 2.0 des GAFAM, le Web3 propose un écosysteme tout-en-un: un système monetaire Bitcoin au sein d’un système économique D e F i pour échanger des propriétés numériques NFT, le tout géré par un système de gouvernance DAO utilisant des identités numériques (DID). Le Web3, ou le nouvel ordre du Web Pour comprendre les principes de cette nouvelle itération du Web s’appuyant sur les technologies décentralisées de la blockchain 2 On désigne par le terme blockchain, ou chaîne de blocs, une base de données distribuée permettant de stocker, certifier et partager des informations de manière décentralisée. Les données sont répliquées dans de multiples espaces de stockage, formant ainsi une chaîne publique sécurisée par l’addition des différents noeuds du réseau. Cet ensemble est conçu pour rendre les informations inaltérables et les transactions infalsifiables., il importe de rappeler à quoi il fait suite. Inventé en 1989 par Tim Berners-Lee au Cern, le Web - rétrospectivement qualifié de « 1.0 », malgré l’utopie d’un partage des connaissances scientifiques au niveau mondial via des protocoles de publication simplifiés, s’est révélé trop complexe techniquement pour qu’un public élargi puisse y participer. Ce mode en « lecture seule », celui de la simple consultation, résulte également de stratégies commerciales : les laptops, les smartphones et les « Box » Internet qui peuplent notre quotidien ne sont pas pensés pour pouvoir facilement faire office de « serveurs », à savoir assurer le stockage et le fonctionnement de sites Web. Ce problème d’accès va être pris en charge par le « Web 2.0 » des années 2000 avec le développement de plateformes participatives telles que les médias sociaux (Flickr, MySpace, Facebook, Twitter, etc.), où n’importe qui peut créer un compte et partager des informations avec le plus grand nombre. Le problème majeur de cette « plateformisation » du Web, dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui encore, réside dans la non-redistribution de la valeur créée par les internautes et dans sa centralisation accrue. En réaction à l’hégémonie des GAFAM 3 Acronyme des initiales des géants de la tech américaine Google (Alphabet),Apple, Facebook (Meta), Amazon et Microsoft. (et de leurs avatars asiatiques), les promesses de décentralisation propres au Web3 pourraient permettre de redonner aux internautes le contrôle et la gestion de leurs données. Celui-ci va se développer autour de cinq principes clés : 1 — Un système monétaire Bitcoin 4 Bitcoin (฿, 2009) est un protocole numérique décentralisé permettant des transactions de valeurs monétaires indépendamment des institutions financières traditionnelles et des monnaies fiduciaires (FIAT). On doit son invention à une personne, ou un groupe d’anonymes, se présentant sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. (2009) et les autres cryptomonnaies sont à replacer dans cette optique. 2 — Un système économique La D e F i (Decentralized Finance) peut être définie comme un environnement de transactions financières indépendant des intermédiaires traditionnels tels que les courtiers, bourses ou banques. Déclinée en nombreux protocoles Compound, 2019; Un iswap, 2018, la D e F i autorise des passerelles entre économie traditionnelle et économie décentralisée par l’introduction de stablecoins Tether (2014) Dai (2017) Binance USD (2018), à savoir des tokens 5 Un token, ou jeton d’authentification, est une représentation numérique d’une valeur sécurisée dans la blockchain monnaie, part sociale, oeuvre d’art, etc. de valeurs basés sur les monnaies FIAT 6 La valeur d’une monnaie FIAT est imposée par un État sur un territoire identifié, et sa gestion est confiée à une banque centrale. Par exemple, le cours et la distribution de l’Euro sont assurés par la Banque centrale européenne BCE, tandis que le dollar dépend de la Réserve fédérale des Etats-Unis FED. Le mot fiat est déterministe, il nous vient du latin et signifie, à l’impératif: « Qu’il soit fait ».. Ces derniers permettent l’échange de monnaies étatiques sans passer par des protocoles traditionnels SWIFT, et ce de manière quasi instantanée. Fonctionnant jour et nuit et difficilement arrêtable, la D e F i représentait en janvier 2022 un marché de plus de 200 milliards de dollars. 3 — Un système de propriété Les NFT peuvent transformer en marchandise n’importe quelle entité numérique. Dans le champ artistique, l’exemple le plus connu est celui des CryptoPunks, 10 000 fichiers de 24 pixels de côté à l’origine distribués gratuitement sur le réseau Ethereum 7 Ethereum (2015) est une plateforme d’échanges décentralisée et collaborative, initialement imaginée par Vitalik Buterin comme une mise à jour de Bitcoin. Ethereum élargit les principes de Bitcoin pour passer d’une monnaie à un système de valeurs paramétrable, notamment via l’usage des smart contracts.. Grâce à la blockchain, il peut y avoir des milliers de copies viii d’une image d’un même CryptoPunk 8 Les CryptoPunks (2017) sont une célèbre collection de NFT représentant des personnages pixélisés générés par ordinateur., mais un seul d’entre eux sera rattaché a une signature numérique et pourra donc avoir de la valeur. 4 — Un système de gouvernance Apparues en avril 2016 via le projet éponyme The DAO, les DAO (Decentralized Autonomous Organizations) instaurent de nouveaux types de gouvernance où la fraude et la corruption sont rendues impossibles par des règles préalablement définies et exécutées au travers de smart contracts 9 Les contrats intelligents permettent de programmer de la valeur en automatisant le déclenchement d’actions au sein d’une blockchain et en y inscrivant les résultats obtenus.. Si les DAO des processus de gouvernance votations, validations, exécution, etc., elles soulèvent néanmoins de nombreuses questions en raison de leur potentielle substitution aux États et aux instances de régulation traditionnelles justice, associations, syndicats, etc. 5 — Un système d’identité La DID (Decentralized Identifiers) est certainement l’enjeu majeur de ces prochaines décennies. Dans un monde où la notion d’identité n’a jamais été autant questionnée et où le profiling opéré par les GAFAM est aussi prégnant, la refonte de l’identité numérique devient une nécessité. La traditionnelle authentification via email + mot de passe du Web 1.0 a été en partie remplacée par les « logins sociaux » (Facebook Connect, 2008; Google Sign In, 2015 ; Sign in with Apple, 2019), qui représentent l’ensemble des problématiques inhérentes au Web 2.0 publicité ciblée, captation des données, dépendance à des acteurs privés, etc.). En réponse à cela, le Web3 offre une nouvelle manière de s’ authentifier en ligne par l’utilisation de portefeuilles (wallets) tels que Metamask 10 MetaMask (2016) est un portefeuille numérique de cryptomonnaies et de tokens permettant d’interagir avec nombre d’applications et environnements décentralisés.(2016). Décentralisé et appartenant à son utilisateur, ce type de protocole propose une meilleure interopérabilité des données tout en laissant à chacun-e le contrôle sur ce qu’il-elle veut bien transmettre. Son intégration possible à lnstagram et Twitter montre que nous sommes dans une phase de transition entre Web 2.0 et Web3 et que rien, à ce stade, ne permet d’ affirmer que les problèmes que le Web3 est censé résoudre ne seront pas remplacés par des risques plus élevés. Vers des économies bricolées ? Contrairement à l’économie traditionnelle où seuls les États (ou les banques centrales) ont le pouvoir d’émettre de la monnaie, les technologies du Web3 permettent à n’importe qui (en ayant les compétences techniques) de créer non seulement des espèces numériques, mais plus encore : de programmer des systèmes de valeurs et donc des modèles économiques renouant avec des principes plus anciens tels que les monnaies locales, les Scops (Sociétés coopératives et participatives), ou encore les financements participatifs (crowd funding). Ces derniers se voient actualisés par les NFT, avec des initiatives telles que Stoner Cats (2021) - une série animée dont l’accès aux épisodes est limité aux détenteurs des tokens dédiés-, ou Hamlet Within (2022) - un documentaire du réalisateur avant-gardiste britannique Ken McMullen commercialisé en NFT sur le réseau Cineverse et découpé en plusieurs parties « uniques » réservées aux acheteurs. Selon Ken McMullen, « le modèle artistique [du cinéma] deviendra totalement participatif, ce qui modifiera le vocabulaire esthétique du XXIe siècle dominé par une mentalité du jeu ». Dans ce registre, le modèle encore instable du play-to-earn, popularisé par des jeux vidéo comme Axie Infinity (2018 ), consiste à redonner aux joueurs la majorité des gains résultant de la vente des items du jeu. De façon plus générale, le Web3 autorise de nouveaux usages et une forme d’inventivité économique voire de legal design 11 Le legal design est une pratique visant à introduire et faciliter la compréhension du droit à toutes et tous. Centré sur l’utilisateur, le legal design est par définition pluridisciplinaire et collaboratif.. Les smart contracts, par exemple, sont des scripts associés aux NFT qui proposent, entre autres, une redistribution automatique d’une partie des gains initiaux et des bénéfices des reventes successives, que ce soit pour l’artiste ou le designer ( actualisation du concept du « droit de suite ») ou pour des dons à des institutions (« ONG », mais aussi fondations produisant des logiciels libres, comme activé sur la plateforme de NFT Teia.art). Ces smart contracts peuvent aussi avoir des utilisations plus inattendues, comme la découpe d’un bien en de multiples fragments, le plafonnement des prix de revente, ou la mise en place d’une déflation basée sur le temps ou sur des données externes. On en arrive alors à des propositions à la frontière de l’art, où l’ oeuvre découle de règles régissant les relations entre humains et non-humains: Nouns DAO (2021) - une cagnotte alimentée par les ventes d’un NFT par jour et pouvant financer, par votes, des initiatives très diverses - ou Botto (2021) - un robot-artiste dont le goût est modelé par les votes hebdomadaires de la communauté et qui met automatiquement en vente en NFT les résultats de cet apprentissage semi-automatique. Au vu de ces éléments, gageons que les années à venir seront ainsi propices à l’étude des tensions entre les vieilles logiques capitalistes ( qui n’ont pas tardé à se réapproprier la logique anarchiste de Bitcoin) et de nouvelles « économies bricolées », potentiellement plus redistributions mais encore minoritaires.
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Date
septembre 2022
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PublicationContexte
Article rédigé avec Guillaume Helleu pour la revue AOC.
Résumé
Apparus en 2017, les NFT (« Non Fungible Tokens »), à savoir des certificats numériques infalsifiables et décentralisés, ont été rendus célèbres pour leurs usages dans le monde de l’art. Hautement polémiques, les NFT sont fréquemment accusés d’être spéculatifs, inutiles et polluants. Nous proposons d’y voir plus clair dans ces controverses, fondées pour une bonne part, afin de montrer que d’autres voies sont possibles. En effet, les NFT – dont les applications artistiques ne sont qu’un maillon – ne sauraient se réduire à leur portion visible et engagent des réflexions plus larges sur les systèmes de valeurs, chaînes de distribution et formes de gouvernance.
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Date
juin 2022
Type
PublicationContexte
Entretien avec Christophe Castro pour la revue OneShot. La revue de l’expérience client, no 8, « Métavers », été 2022
Résumé
AVEC ANTHONY MASURE, professeur associé et responsable de la recherche à la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD – Genève, HES-SO), nous plongeons dans les métavers d’aujourd’hui et de demain. Ces univers improbables ouvrent des possibilités radicalement nouvelles aux marques et à leurs clients. Ils sont aussi un terrain de jeu très propice à l’émergence fulgurante de start-up décomplexées. Mais au-delà d’une apparence colorée, décalée et fun – empruntée aux jeux vidéo – les enjeux sont, eux aussi, radicaux : dans les métavers, les exigences des communautés seront élevées et alignées sur celles des technologies décentralisées du Web3. S’ouvre ainsi une zone de risques pour certains, et d’opportunités pour d’autres…
Résumé
Les collectionneurs achetaient leur Van Gogh dans le plus grand secret. Aujourd’hui, sur le Web, on adore montrer les œuvres virtuelles qu’on a la richesse de s’offrir. Décryptage du nouveau paraître digital par Sophie Abriat pour la revue Madame Figaro.
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Résumé
Vous voulez comprendre ce qu’est le Web3 ? Découvrez les jeux Axie Infinity, Valhalla Battle Arena ou Sorare… Leur modèle est la meilleure illustration de ce que devient Internet. Interview d’Anthony Masure, spécialiste du sujet.
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Date
novembre 2021
Type
PublicationContexte
Article rédigé avec Guillaume Helleu pour la revue de recherche Multitudes.
Résumé
Cet article explore les enjeux des technologies blockchain dans le champ de la création (art, design, jeu vidéo, etc.) à travers le développement, depuis 2015, des « Non Fungible Tokens » (NFT) – à savoir la production d’un certificat numérique infalsifiable et décentralisé attaché à une entité numérique ou tangible. Mis en lumière depuis le début de l’année 2021 par une multitude de ventes aux sommes record et par le développement de places de marché spécifiques, les NFT soulèvent des enjeux relatifs à la valeur, à la circulation et à l’exposition des productions artistiques et culturelles.
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Date
mai 2018
Type
PublicationContexte
Article coécrit avec Guillaume Helleu dans la revue Multitudes, no 71, dossier « Dériver la finance », été 2018
Résumé
Le protocole Bitcoin (2009) s’inscrit dans le prolongement des utopies crypto-anarchistes visant à développer une monnaie numérique sécurisée et distribuée sur le réseau Internet pour échapper à la centralisation du pouvoir par les banques et les gouvernements. Récupérées en grande partie par la finance spéculative, ces technologies à chaînes de blocs (blockchain) se sont progressivement développées et dépassent désormais largement le champ monétaire (applications distribuées, contrats intelligents, jetons de valeurs, etc.). Malgré la persistance de certains freins sociaux et techniques, les protocoles blockchain pourraient-ils prendre de vitesse la logique destructrice du capitalisme financier ?
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Date
octobre 2023
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ConférenceContexte
Communication dans le cadre de la Digital Art Zürich (DAZ), Professional Days.
Résumé
First appearing in 2017, NFTs have become, after Bitcoin (2008), the most famous use of Blockchain technology. While their economic value has fallen sharply, we propose to look at things differently by examining the full potential of Web3 for the art world, which goes far beyond static images. NFTs cannot be reduced to their mere visible aspect: they require a wider examination of their value systems, distribution chains, and methods of governance.
Date
juin 2023
Type
ConférenceContexte
Communication au World Knowledge Dialogue, « Le futur de la culture : financement et gouvernance à l’ère numérique ».
Résumé
L’objectif du congrès est d’explorer les conséquences des technologies numériques sur la culture, en particulier sur les industries créatives (p.ex. musique, art visuel et jeu vidéo). Plus spécifiquement, il s’agira d’analyser l’impact du numérique sur le financement et la gouvernance de la culture (p.ex. rémunération des artistes sur les plateformes de streaming, nouveaux modèles de financement à travers le Web3 et les NFT) pour accompagner ces mutations de façon soutenable.
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Médias
Résumé
Le projet de recherche CryptoKit propose une cartographie visuelle des technologies blockchain et des protocoles Web3 afin de les rendre accessibles à un large public. Il comprend notamment une police de caractères libre de droits de plus de 200 pictogrammes représentant les termes clés des technologies blockchain. Ces symboles peuvent être composés en diagrammes didactiques grâce à un outil dédié disponible sur www.cryptokit.ch.
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Date
mai 2023
Type
ConférenceContexte
Anthony Masure, Océane Juvin, Guillaume Helleu, « CryptoKit, a semantic map of blockchain technology », communication au colloque ATypI, Paris, 13 mai 2023
Résumé
The CryptoKit project provides a visual mapping of blockchain technology and Web3 protocols to make them accessible to a wide audience. It includes an open source typeface of more than 200 pictograms of key blockchain terms. When paired with IBM Plex, these icons can be set up in didactic diagrams on the dedicated website www.cryptokit.ch.
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Date
février 2023
Type
ConférenceContexte
Anthony Masure, Guillaume Helleu, « Web3 and mixed reality: when design meets decentralization », communication dans le cadre de la ARUP East Asia Design School, « Other Tomorrows: Exploring how we live, work and connect in 2035 », T.H.E Design, Hong Kong, 17 février 2023
Résumé
Following the meeting of immersive (mixed reality) and Web3 technologies (opened by the Ethereum blockchain in 2015), the boundary between the physical and virtual worlds has never been so thin. The link between these two sectors has major implications for interior design, which has become an expanded field from video games to “impossible spaces” (4D, non-Euclidean perspective, etc.). This lecture will study the the future of architectural practices. What are the new business models and value chains opened by these technologies? What could be an “authentic” digital or a decentralized architecture? What are the consequences in terms of creation?
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Date
décembre 2022
Type
ConférenceContexte
Conférence pour le MasterCard Innovation Forum 2022, Paris, Stade de France.
Résumé
Le déploiement du metavers, l’essor des crypto-monnaies et des NFT dessinent les contours d’un futur disruptif. L’édition 2022 du MasterCard Innovation Forum qui se tiendra le 8 décembre interroge toutes ces dimensions, cherche à cerner les opportunités, dessiner les limites et imaginer les solutions pour qu’émerge un futur responsable.
Date
novembre 2022
Type
ConférenceContexte
Geneva Digital Market (Geneva International Film Festival / GIFF), introduction à la session « Nouveaux modes de financement : cryptommaies et partenariats public-privé ».
Résumé
Cryptomonnaies, capital-risque, investissement et NFT offrent aujourd’hui des nouvelles possibilités de financement pour les producteur·trice·s. Ce programme réunit plusieurs expert·es internationaux·les afin de présenter les modalités d’accéder à ces nouveaux financements.
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Date
octobre 2022
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ConférenceContexte
Cycle de conférences UNIGE « Comprendre le numérique », session « Web3 et métavers : qu’est-ce qui nous attend vraiment ? », dir. Yaniv Benhamou.
Résumé
La promesse d’un monde virtuel immersif fusionnant loisir et travail traverse l’histoire de la science-fiction et de l’informatique depuis plusieurs décennies. Remise dans l’actualité par l’entreprise Facebook (Meta) fin 2021, l’idée d’un métavers reste encore floue et convoque différents champs technologiques tels que le Web, le jeu vidéo ou la blockchain. Les univers stéréotypés des grands groupes technologiques ne sauraient éclipser de nombreuses expériences développées par des artistes et des designers, et qui permettent d’étendre la définition de ces espaces vers de nouvelles narrations, interactions et audiences.
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Date
octobre 2022
Type
ConférenceContexte
Intervention à la rencontre « Métavers : quels enjeux pour la culture et la musique », Espace Multimedia Gantner – Centre d’art contemporain à Bourogne.
Résumé
La promesse d’un monde virtuel immersif fusionnant loisir et travail traverse l’histoire de la science-fiction et de l’informatique depuis plusieurs décennies. Remise dans l’actualité par l’entreprise Facebook (Meta) fin 2021, l’idée d’un métavers reste encore floue et convoque différents champs technologiques tels que le Web, le jeu vidéo ou la blockchain. Les univers stéréotypés des grands groupes technologiques ne sauraient éclipser de nombreuses expériences développées par des artistes et des designers, et qui permettent d’étendre la définition de ces espaces vers de nouvelles narrations, interactions et audiences.
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septembre 2022
Type
ConférenceContexte
Intervention à la journée d’étude « Post–convivialité — Espaces en commun et enjeux du design », Paris, CondéDesignLab.
Résumé
À rebours des « outils conviviaux » défendus par Illich et de la volonté adjacente de retrouver du « contrôle » et de mettre les objets à notre « service », nous proposons de soutenir la notion d’« appareil » pour inviter à penser positivement une telle situation. Autrement dit : il s’agit moins de reprendre la main que « d’appareiller » des situations techniques – moins de penser des « outils conviviaux » que de pluraliser le monde des choses.
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Date
septembre 2022
Type
ConférenceContexte
Intervention avec Guillaume Helleu au Computer Art Congress (CAC.7) « Computer & Media Art at the Age of Metaverse and NFT », HEAD – Genève, HES-SO. Cette conférence se base sur un article de recherche publié dans la revue Multitudes en novembre 2021.
Résumé
Cette conférence explore les enjeux des technologies blockchain dans le champ de la création (art, design, jeu vidéo, etc.) à travers le développement, depuis 2015, des « Non Fungible Tokens » (NFT) – à savoir la production d’un certificat numérique infalsifiable et décentralisé attaché à une entité numérique ou tangible. Mis en lumière depuis le début de l’année 2021 par une multitude de ventes aux sommes record et par le développement de places de marché spécifiques, les NFT soulèvent des enjeux relatifs à la valeur, à la circulation et à l’exposition des productions artistiques et culturelles.
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juin 2022
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ConférenceContexte
Intervention à la télévision RTS dans l’émission « Faut pas croire », séquence « Le métavers, paradis ou enfer virtuel ? » animée par Linn Lévy en compagnie de Florian Ducommun.
Résumé
Le « métavers », cette plateforme d’immersion tridimensionnelle connectant les réseaux sociaux, les jeux vidéo et les applications – est appelée à devenir l’économie du futur. Décryptage du concept sur le plateau de Faut pas croire avec Florian Ducommun, une émission animée par Linn Lévy.
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Médias
Date
juin 2022
Type
ConférenceContexte
Communication au colloque international « CinéDesign 3 : Family Matters! », dir. Saul Pandelakis et Irène Dunyach, Université Toulouse – Jean Jaurès
Résumé
Cette communication étudie les nouvelles formes de sociabilité permises par les technologies blockchain et, plus précisément, par les différentes notions rassemblées sous le slogan de « Web3 » : propriété, preuve de confiance, chiffrement, identité, valeur, décentralisation et consensus. Celles-ci permettent entres autres de modéliser des interactions sociales et des mécanismes de régulation, laissant entrevoir, peut-être, d’autres façons de faire famille voire de potentiels dépassements de ce concept.
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Médias
Date
mai 2022
Type
ConférenceContexte
Intervention à la radio RTS La Première dans l’émission « On en parle », séquence « Le Montreux Jazz Festival et la Poste suisse se mettent aux NFT : ça sert à quoi ? ».
Résumé
Les NFT, ou Non Fungible Tokens, connaissent un succès grandissant sur la toile. Ce sont des images authentifiées et certifiées par la blockchain. Mais à part la spéculation, à quoi servent ces NFT ? Mathieu Jaton, directeur du Montreux Jazz Festival et Anthony Masure, professeur associé et responsable de la recherche à la HEAD – Genève, répondent au micro de Didier Bonvin.
Notions
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Médias
Date
avril 2022
Type
ConférenceContexte
Intervention dans le podcast « 2031 - Blockchains », épisode 7, « NFT : comment ça fonctionne et quelle place vont-ils prendre ? », La Cantine et Stereolux, avril 2022.
Résumé
Du jeu vidéo à la mode, les NFT (certificats d’authenticité d’un objet virtuel) connaissent un franc succès… qui pourrait être freiné par les nombreux problèmes qu’ils soulèvent.
Notions
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Médias
Date
avril 2022
Type
ConférenceContexte
Organisation d’une journée de conférences avec Guillaume Helleu dans le cadre du salon professionnel « Time to Watches », HEAD – Genève, 3 avril 2022.
Résumé
Apparus autour de 2014 dans le champ artistique, les NFT – des certificats de propriété infalsifiables et décentralisés attachés à des fichiers numériques – se sont depuis étendus à une multitude de domaines : luxe et horlogerie, mais aussi transports, santé, immobilier, finance, etc. Grâce à des assets 3D, les NFT dans l’horlogerie permettent d’atteindre une nouvelle clientèle, celle du jeu vidéo (on compte en 2022 près de 3 milliards de joueur·euses) et demain des métavers. Mais les NFT peuvent aussi être utilisés pour fidéliser la clientèle existante, pour authentifier les objets tangibles, ou encore pour repenser les chaînes de valeurs. C’est l’ensemble de ces enjeux que le salon « Time to Watches » se propose d’explorer.
Date
mars 2022
Type
ConférenceContexte
Conférence pédagogique donnée dans le cadre du cycle « Digilunch » à destination du personnel de la HEAD – Genève et de l’ECAL.
Résumé
Afin d’étudier les implications des technologies blockchain pour les métiers de la création, cette conférence aborde le cas des NFT, des certificats d’authenticité décentralisés et infalsifiables. Mis en lumière depuis début 2021 par une multitude de vente aux sommes record et par le développement de places de marché spécifiques, les NFT soulèvent des problèmes relatifs à la valeur, à la circulation et à l’exposition des objets numériques.
Notions
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Médias
Date
février 2022
Type
ConférenceContexte
Conférence à la Gaîté Lyrique dans le cadre de la résidence NØ LAB (Dasha Ilina et Benjamin Gaulon), session « What the NFT », en présence de Raphaël de Courville et de Addie Wagenknecht.
Résumé
Flyer de l’évènement Paris, Gaîté Lyrique, NØ LAB, « What the NFT », 10 février 2022 Paris, Gaîté Lyrique, NØ LAB, « What the NFT », 10 février 2022 Paris, Gaîté Lyrique, NØ LAB, « What the NFT », 10 février 2022
Notions
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Date
novembre 2021
Type
ConférenceContexte
Invitation avec Guillaume Helleu au conseil de filière d’architecture d’intérieur de la HEAD – Genève.
Résumé
L’architecture est traditionnellement définie comme l’art du bâti et de l’agencement des espaces de vie. Mais qu’en est-il à l’époque des visioconférences et du retour des métavers (mondes virtuels) ? Comment concevoir des espaces authentiquement numériques ? Tout se passe comme si les paradigmes du jeu vidéo et du Web n’avaient pas modifié les pratiques et l’enseignement de l’architecture, qui court alors le risque de devenir anachronique et de s’exclure des enjeux contemporains liés aux technologies numériques.
Notions
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Médias
Date
octobre 2021
Type
ConférenceContexte
Conférence avec Guillaume Helleu, donnée au séminaire « Actualité de la recherche », HEAD – Genève + UNIGE.
Résumé
Cette communication explore les enjeux des technologies blockchain dans le champ de la création (art, design, jeu vidéo, etc.) à travers le développement, depuis 2015, des « Non Fungible Tokens » (NFT) – à savoir la production d’un certificat numérique infalsifiable et décentralisé attaché à une entité numérique ou tangible. Mis en lumière depuis le début de l’année 2021 par une multitude de ventes aux sommes record et par le développement de places de marché spécifiques, les NFT soulèvent des enjeux relatifs à la valeur, à la circulation et à l’exposition des productions artistiques et culturelles.
Notions
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Date
septembre 2021
Type
ConférenceContexte
Participation au panel « NFTs: A Catalyst of Change for the Art Market – Audemars Piguet Session », modération Claudia Schachenmann, Istanbul, ArtTech Forum.
Résumé
« NFT s: A Catalyst of Change for the Art Market – Audemars Piguet Session », septembre 2021 « NFT s: A Catalyst of Change for the Art Market – Audemars Piguet Session », septembre 2021 Modération – Claudia Schachenmann – Founder & CEO, BureauxSchachenmann Avec – Dirk Boll – President of Christie’s EMEA, Christie’s – Gregoire Vogelsang – Founder, Cube Art Fair | Vogelsang Gallery – Anthony Masure – Head of Research, HEAD - Genève, HES-SO – Steven Sacks – Bitforms Gallery, Founder
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Date
février 2018
Type
ConférenceContexte
Communication avec Guillaume Helleu dans le cadre de la journée d’étude « Monnaie Humanum Est », dir. Brice Genre, université Toulouse – Jean Jaurès, master DTCT
Résumé
Schéma du fonctionnement technique du protocole Bitcoin, par Guillaume Helleu Contexte de la journée d’étude La monnaie en tant qu’objet culturel traverse l’histoire de nombreuses civilisations prenant des formes et des enjeux divers. Son existence ancienne et quasi universelle lui confère de multiples qualités notamment celle de prendre des formes très variables mais signi!antes des échanges entre êtres humains. Toujours en tant qu’objet culturel, elle a également une place importante dans les sociétés contemporaines fondées sur une économie de marché. Si l’objet monnaie intéresse les sciences économiques, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, elle est une typologie des artefacts, un sujet, très peu traité dans le champs du design. Elle se présente dés lors comme tout autre phénomène sociétal comme un objet culturel et politique au coeur des imaginaires, des pensées, et des activités humaines que souhaite embrasser et questionner le design. En 2017, on dénombre environ une trentaine de monnaies complémentaires en activité sur le territoire français (le Sol, l’Eusko, L’Abeille) et environ 5000 à l’échelle mondiale (le Wir en Suisse, le Bitcoin, le Liberty dollar aux E.U.) quand nous pouvions en compter seulement 300 en 1990. D’après Bernard Lietaer (2009) (économiste belge, professeur à l’université de Berkeley et co-fondateur de l’Euro) l’augmentation signi!cative du nombre de ces monnaies est en lien avec la crise bancaire et !nancière qui débute en 2007 au Etats-Unis pour devenir une crise économique mondiale à partir de 2008. Selon lui « l’apport des monnaies complémentaires peut permettre de résoudre les causes systémiques des crises monétaires et !nancières » et d’autre part, d’être une réponse aux « problèmes très divers auxquels nous devons faire face aujourd’hui, depuis la gestion des conséquences économiques du vieillissement de la population, ou les problèmes de développement durable ». La monnaie plus qu’un socle des systèmes financiers ou économiques est un élément fondamental des relations humaines quelles qu’elles soient dans le sens où elle caractérise le principe d’échange : fondement des sociétés humaines. Ainsi, la monnaie est envisagée par nombres d’économistes et autres spécialistes comme un outil majeur capable de redé!nir la notion de richesse (Celina Whitaker et Patrick Viveret, cofondateurs du Collectif Richesses) mais aussi et surtout de remodeler nos sociétés industrielles prises dans un ensemble complexe de problématiques climatiques, sociales, sanitaires, industrielles, etc. Dés lors, il semblerait que le design, tenu originellement par un contrat moral humaniste et en tant que discipline du projet puisse accompagner l’éclosion et la pratique de ses dispositifs monétaires alternatifs. Le design peut peut également imaginer d’autres dispositifs, afin de soutenir par exemple, comme nous le dit Celina Whithaker (2015) « l’expérimentation d’une monnaie sociale incitatrice de comportements civiques, solidaires et écologiquement responsables ». L’enjeux de cette journée d’étude est de présenter un panorama certes non exhaustif mais pluriel, des idées, des qualités, des principes, des subtilités, des aspects de la monnaie, prise sous l’angle de plusieurs intervenants appartenants à des disciplines et des cultures différentes. Enrichi par les multiples savoirs et regards apportés par les autres disciplines, le design semble à même de questionner cet objet culturel spécifique qu’est la monnaie.
Notions
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