Anthony Masure

chercheur en design

Personne mentionnée :
« Bratton Benjamin »

Publications

Le design de la transparence : une rhétorique au cœur des interfaces numériques

Date

janvier 2019

Type

Publication

Contexte

Article coécrit avec Loup Cellard dans la revue Multitudes, no 73, dossier « Tyrannies de la transparence ».

Résumé

Mobilisées dans de nombreuses initiatives citoyennes, les interfaces numériques se retrouvent prises dans une « injonction à la transparence » aux enjeux ambigus. Cette contribution met ainsi en évidence trois paradoxes : 1 – Le fait que les interfaces numériques reposent sur une obfuscation ontologique des couches programmatiques ; 2 – La tendance des projets politiques de transparence à invisibiliser les controverses grâce à l’utilisation rhétorique des interfaces et de leurs données ; 3 – La transformation du paysage médiatique de la transparence en une tension entre divulgation, mise en visibilité de processus, et création d’expériences de simulation renouvelant potentiellement les capacités de narration des citoyens.

Conférences

Du denimérique

Date

mars 2022

Type

Conférence

Contexte

Conférence dans le cadre du symposium « Jeansdinge on the Move », HEAD – Genève.

Résumé

To better understand the informational viral dynamics (hashtags, memes, videos, etc.) that characterize the contemporary era, this intervention proposes connecting the denim material’s proliferation with digital technologies. If they appear unrelated at first sight, they have in common that they proliferate in our existence like viruses, that is to say, like hosts that exist only in multitudes and in relation to other entities. How can we sustainably envisage this protean contagion?

Mystère de la culture et énigme du code

Date

décembre 2019

Type

Conférence

Contexte

Communication au colloque « Le Mystère de la culture », Paris, Ensad.

Résumé

Sous couvert de rationalité, le code informatique recouvre des valeurs voire des idéologies par des couches d’abstraction chaque jour plus complexes à déplier. Si l’on entend sous le nom de culture une part de mystère, d’inexplicable pour la raison humaine, en quoi la rationalité énigmatique du code pourrait-elle menacer la possibilité même de faire culture ? Comment faire pour que l’opacité du code ne se transforme pas en gnose, en entité fermée à toute extériorité – soit donc tout le contraire d’une culture ?